Point de départ de  cette 6e Rando-Longue-Distance programmée le 12 août : le village de Robertville pour aller, chemin faisant et au terme d’une première boucle de 43 km, à la découverte  successive de ces deux lacs de barrage bien connus de Butgenbach et de Robertville …avec un détour par le domaine militaire d’Elsenborn.

Après une pause casse-croûte pour recharger les accus, place à une seconde boucle, plus vallonnée, de 20 km passant par le sentier des crêtes façon « Cimes de Waimes », les vallées  de la Warche, du Pouhon et du Bayehon, la piste de ski d’Ovifat et le château de Reinardstein

Un cheminement inhabituel vers une destination « Grandeur nature au Grand air » pour aller (re)visiter des lacs tranquilles, des vallées pittoresques et profondes, des forêts majestueuses, un château médiéval  avec, en toile de fond, le biotope unique de la Fagne.

En plus, comme la météo était résolument optimiste et un terrain sec garanti partout, on allait se régaler…

Après une dernière reconnaissance de la boucle initiale vendredi matin avec Jacques et compte tenu de la technicité de certains passages, nous avions choisi de proposer une version « light » de 43 km et une version plus « hard » de 63 km. Ainsi, chacun/chacune, selon la forme et les jambes du jour, devrait y trouver son compte.

Rétrospectivement, c’était bien vu…

Nous étions vingt-deux à prendre notre envol avec dix minutes de retard suite à  un tube de selle récalcitrant… avec une famille Brohon bien représentée.  Camille, que l’on revoyait avec plaisir, avait  choisi de reprendre du service actif et de s’offrir un bon bol d’air en compagnie de Tom avant de s’envoler le lendemain pour les Philippines.

Ils allaient prendre la tangente pour nous quitter à  Elsenborn et continuer leur balade dominicale en amoureux.

Au menu de cette première boucle et comme annoncé, pas de longues montées ni de longues descentes (comme au Tyrol !) mais quelques longs bouts droits et des singles à gogo ( Il fallait bien se rattraper pour ceux qui étaient en manque !).

Et des singles, il y en a eu… à profusion et de tous les acabits : des bien propres et stabilisés, des virevoltants avec des tapeculs et  des relances en veux-tu en voilà, des herbeux rendus à la nature, des pierreux  truffés de grosses racines noueuses mais TOUS…  bien secs et…  donc sans danger.

Après le passage par la piste de ski du Herrzebösch qui allait rappeler d’excellents souvenirs à certains fondeurs, place à de longs bouts droits pour rejoindre, via de gigantesques éoliennes, le plan d’eau de Butgenbach  et son sinueux sentier le long duquel la petite sonnette du Bulck (qui avait repris son « musculaire » pour l’occasion !) avertissait à temps les estivants de l’arrivée de notre train lancé à toute allure.

Photo-souvenir sur la voûte de ce premier barrage érigé au confluent de la Warche et de la Holzwarche en 1932 avant de poursuivre un moment sur l’autre rive…

Une tranche de Ravel avant de plonger dans la vallée de la Warche et de rejoindre, en deux bonds successifs, Weywertz, un village atypique  qui présente la double singularité de s’étendre sur une longueur approximative de 4 km et de se situer à la fois  sur une ligne de crête et en zone de fond de vallée.

Un brin de nostalgie en même temps que des paquets de souvenirs devant le chalet « Im Himmelchen » pour les anciens qui ont vécu les heures de gloire de l’EBBT.

Place aux morceaux de choix pour clore en feu d’artifice cette première boucle : un enchaînement ininterrompu de cinq portions de singles pour épouser les contours tourmentés du lac de Robertville. Un exercice de haute voltige nécessitant une conduite pointue et une attention de tous les instants… mais qu’est-ce qu’on s’est régalé.

Il est 12 h 30 quand nous accostons enfin sur la voûte du second barrage dominant de 55 mètres la rivière. .. C’est en 1928 que celui-ci fut érigé pour fournir la ville de Malmedy en eau potable et alimenter la centrale électrique de Bévercé.

C’est le moment choisi par Brigitte& Eric, Olivia & Roberto, Christian, Marc, Philou et VDB, repus mais contents, pour nous quitter et rentrer par la route jusqu’au point de départ distant d’un km à peine.

Une petite pause d’une demi-heure pour les douze « survivants » – André H., Arnaud G.,  Arnaud & Thierry D., Bernard, Greg, Hugues, Jacques, Jules, Marcel, Pierre et Roger – avant d’entamer la dernière « crolle ».

Un premier single  pour se remettre dans l’allure en surplomb de la Warche avant de remonter sur Walk et d’aller chercher à rebrousse-poil  le sentier des crêtes et replonger dans la vallée !  Une cohabitation pas toujours facile avec  les promeneurs du dimanche sur ces sentes étroites et à flanc de coteaux…

Pas de Bourbotte comme certains le craignaient mais cap sur la vallée étroite du Pouhon pour redescendre aussi sec sur celle du Bayehon que l’on va quitter pour se hisser en plusieurs paliers vers Ovifat et sa piste de ski.

Dernier passage,  remarqué et remarquable,  juste au-dessus du château de Reinardstein, entrevu déjà à deux reprises, avant une toute dernière petite bosse qui va faire mal aux guibolles de certains.

Il est 15 heures quand nous atterrissons à Robertville, fourbus mais enchantés de notre journée. Et encore vive le VTT qui permet de vivre des moments pareils !

Si les GPS sont unanimes sur le kilométrage de 63 km, ceux-ci divergent quant au dénivelé exact. De 930 mètres à  1270 mètres… Gageons que la vérité se situe entre les deux.

Ne restait plus, sur le chemin du retour, qu’à savourer en terrasse et entre potes une Peak blonde, la bière d’altitude rafraîchissante avec ces notes agrumées et florales très typées. La partenaire idéale  pour un after run réussi !

JH